La construction 1878 – 1904.
En 1878, un négociant en soie lyonnais du nom de Philippe Perriollat rachète un vaste ensemble de terrains et de bâtiments agricoles. Ces terres, situées à la frontière des communes de Montluel, Sainte-Croix et Pizay dans l’Ain, appartenaient auparavant au Vicomte de Ruoltz. Sur ce domaine, il entreprend la construction d’une imposante bâtisse qui prend le nom de Château de la Gentille en référence au torrent qui traversait le terrain. A la fin du XIXe les bourgeois lyonnais ont construits de nombreux domaines dans la Dombes. Les travaux du premier bâtiment se terminent en 1884.
Au tout début du XXe siècle, le château prend l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui. Un petit pavillon ainsi qu’une tour sont accolés à la bâtisse initiale en 1904. La tour servait de réservoir d’eau ; sa technique de remplissage mérite d’être contée. Un petit barrage, assorti d’un système hydraulique appelé « bélier », avait été aménagé dans le vallon de la Sereine, au bas du château. Fonctionnant par la seule pression de l’eau de la rivière, ce bélier permettait de faire remonter le précieux liquide par des canalisations. La construction de cet ingénieux système (inventé par l’un des frères Montgolfier) avait nécessité le travail d’une dizaine d’ouvriers pendant plusieurs mois.


La Famille PERIOLLAT-COTTE. 1878-2012
La propriété est restée pendant très longtemps dans les mains de la famille Cotte. Elle y était entrée par le mariage de Louise Perriollat (la fille du constructeur initial) avec le célèbre chirurgien lyonnais Gaston Cotte. Après la deuxième guerre mondiale la famille vient de moins au château qui continue cependant à être entretenu.
De nombreux projets ont été fait pour la reconversion du château de la Gentille depuis 1980 : vente à la découpe, construction d’un circuit de karting, installation d’un centre d’entrainement pour l’Olympique lyonnais… . Il faudra attendre 2012 pour que le château trouve ces nouveaux et actuels propriétaires.
2012 à aujourd’hui
En 2012, le château de la Gentille est acheté par Hélène et Thomas qui s’y installent avec leur trois filles. C’est le début d’un projet fou, afin de rendre le premier étage habitable avec un minimum de confort. Quand la famille s’installe, il n’y a pas de chauffage, pas de cuisine, la bâtisse est une passoire énergétique, c’est un véritable défi.


LES CHEVAUX AU COEUR DU CHATEAU.
En 2012, quand les actuels propriétaires achètent le château et son parc, c’est avant tout pour créer une activité avec les chevaux. C’est la naissance en 2013 de l’école d’équitation easyCheval, qui pendant 13 années accompagnera petits et grands cavaliers dans leur passion. Au coeur de ce projet, Hélène Perrin Boulonne passionnée de chevaux depuis son enfance, qui après une carrière d’économiste dans de grandes entreprises parisiennes a su transformer le château en une école d’équitation tout en préservant l’esprit du lieu.
LA RENOVATION des PIECES DE RECEPTION
C’est en 2020 pendant la pandémie, qu’Hélène commence à rénover les pièces de réception. De longs mois de travaux qui parfois se rapproche plus du travail d’artiste que d’artisan : repeindre une à une des moulures dorées, trouver des papiers panoramiques, rénover et cirer des parquets … Elle fait le choix de conserver les décors muraux et les plafonds, plus difficile que de repeindre en gris et blanc comme elle l’a trop souvent vu dans des batisses anciennes. Aujourd’hui deux grandes pièces de réception sont ouvertes pour accueillir des événements professionnels et privés.
LeS DECORS PANORAMIQUES DU GRAND SALON
Ce salon est caractérisé par son papier panoramique qui est une invention artistique majeure qui transforme les murs des salons du XIX ème siècle en fenêtres ouverte sur le monde. Il forme une seule et immense fresque continue qui fait le tour de la pièce. Ces décors reflètent le goût de la société du XIX ème siècle pour l’exotisme et la nature. Les manufactures qui fabriquent ces papiers illustrent des contrées idéalisées avec une faune et une flore d’une richesse botanique spectaculaire. Le papier original a été remplacé par un papier crée par l’entreprise française le Grand Siècle, qui en collaboration avec le musée des arts décoratifs de Paris récrée les décors de cette époque. En savoir plus


LES PEINTURES DE THEODORE LEVIGNE
Des peintures en médaillons représentant les quatre saisons ont été peintes pas Théodore Levigne dans l’un des salons de reception. Théodore Levigne était un peintre lyonnais du XIX ème siècle. Il possédait un sens aigu de l’observation. Ses contemporains disaient de lui qu’il avait « l’œil d’un photographe » : il était capable de capter instantanément l’ensemble d’une scène pour la retranscrire sur la toile avec une grande fidélité. Un deuxième salon est entièrement décoré de peintures murales représentant des scènes de la vie dans la campagne de la Dombes. Ces peintures pourraient être attribuées à Théodore Levigne, des recherches sont en cours En savoir plus sur Théodore Levigne


Et L’avenir …
Le deuxième étage est actuellement en cours de rénovation pour créer 4 chambres d’hôtes dans l’esprit Belle époque, pour une ouverture prévue début 2027.